LE BAL DES LOUVES T2 : LA VENGEANCE D’ISABEAU

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Une série en deux tomes dont voici le second et le dernier.

LE ROMAN :

1531.

La vengeance des femmes-loups n’a pu être accomplie, mais leur vie a retrouvé normalité et gaieté. A Paris, Isabeau est devenue lingère du roi François Ier, qui apprécie sa compagnie. L’ancienne petite sauvageonne d’Auvergne gère de main de maître une boutique où les plus belles soieries de la Cour sont taillées et brodées.

À ses côtés virevolte sa petite-fille, Marie, une adolescente rieuse et insolente, adorée à la cour des Miracles où elle a longtemps vécu cachée. Avec son ami d’enfance, le jeune Constant, fils du nain Croquemitaine, elle ne cesse de provoquer la police du roi.
Et puis un jour de printemps, cette nouvelle vie bien ordonnée bascule. Un chargé de justice vient d’être nommé à Paris, et celui-ci n’est autre que François de Chazeron. Il est venu les traquer.

La fuite n’est plus de mise, les femmes-loups devront affronter le cruel seigneur auvergnat. Et c’est unies toutes quatre, la maudite, la survivante, la louve et l’innocente, qu’elles se battront une dernière fois pour conquérir enfin leur liberté.

L’INTERVIEW :

Le grand succès de votre précédent roman, Le Lit d’Aliénor, qui s’est très bien vendu dans de nombreux pays, a-t-il changé votre façon de vivre ? Et votre écriture ?

Mireille Calmel : Oui, le succès a changé mon quotidien. Le fait de ne plus m’angoisser à partir du 10 du mois en me demandant ce que je vais mettre dans l’assiette de mes enfants est une chose merveilleuse. Je consacre mon temps à écrire, à m’occuper d’eux et à chérir l’homme que j’aime. Ma maison a un toit neuf et des murs maçonnés. Le paradis !
Quant à mon écriture et mon identité, ce sont les mêmes, et cependant pas tout à fait. Ma maison d’éditions m’a donné une famille dans laquelle je me reconnais totalement. Je ne me lasse pas d’aller signer dans les librairies ou les salons et de rencontrer mes lecteurs, de parler avec eux de mon livre qui est maintenant devenu un peu le leur. Mes enfants, mes proches sont fiers de moi, et n’ont pas peur d’affronter ceux qui, hier, se moquaient des heures que je passais à écrire. C’est une belle revanche. Mais le succès est quelque chose d’éphémère, et n’existe que dans l’idée qu’on s’en fait… Il ne conduit pas ma vie, il ne le fera jamais, parce que je veux continuer de m’émerveiller pour des petites choses. Je continue d’écrire avec l’envie de partager tout cela, tout en sachant, comme hier, que c’est d’abord moi que je veux convaincre.

Pour Le Lit d’Aliénor, vous aviez rencontré votre sujet en vous installant en Aquitaine… Comment avez-vous eu l’idée de ce nouveau roman ?

Mireille Calmel : C’est l’idée qui est venue à moi ! Je me suis réveillée une nuit avec le cœur douloureux à cause d’un rêve pas comme les autres. J’avais en tête une image très nette de femme jetée dans la boue d’un ruisseau avec une haine farouche au ventre. J’ai eu envie de savoir pourquoi. Consciemment ou inconsciemment j’ai cherché son histoire. Mes vacances m’ont conduites en Auvergne, et là, j’ai découvert les ruines d’une forteresse oubliée, perdues au fond de bois qui évoquaient tout à la fois la tristesse et la puissance de ce rêve. Cela a suffi pour créer le lien… Mes recherches ont fait le reste.

Aviez-vous déjà une histoire, un fil conducteur pour vous guider dans vos recherches ?

Mireille Calmel : Au départ, rien… La sensation de tourner autour de quelque chose, le sentiment fugace d’avoir un trésor à débusquer. C’est une aventure de chercher ainsi, le hasard intervient, un détail peut tout retourner, ou au contraire me donner à penser que le trésor n’est plus très loin. J’ai donc fouillé l’histoire du château de Montguerlhe et de ses propriétaires. J’ai découvert une généalogie qui laissait supposer un chaînon manquant. Je me suis demandé pourquoi. Pourquoi cette forteresse avait été abandonnée, comment une femme de basse extraction avait pu devenir la première lingère de France ? Quel était le lien avec ces légendes qui couraient sur la contrée : celle d’une femme-loup, mais aussi d’un trésor anglais caché dans la montagne, celle d’une sorcière assassinée par des bourgeois à laquelle on prêtait de curieux pouvoirs. Tout cela a nourri mon imagination. Je me suis reconnue dans ces femmes qui ont transformé une vie volée en un destin extraordinaire. C’est ça le véritable combat de ce livre. Au-delà de la vengeance, c’est une belle histoire de survie, d’abnégation, de courage et d’amour.

De nombreux personnages du Bal des louves sont historiques : Nostradamus, François Ier… Qui avez-vous inventé ?

Mireille Calmel : Très peu de personnages et tous à la fois. Isabeau a existé, mais peut-être ai-je imaginé cette entité de femme-loup… François de Chazeron a existé, mais était-il un monstre ? À quel moment la réalité devient-elle légende, par quel cheminement de l’esprit des hommes ? Je ne sais pas. Tous ces personnages sont authentiques et cependant aucun n’est vrai… C’est ça la magie d’un roman.

Avez-vous apprécié de faire évoluer vos héros sous François Ier ?

Mireille Calmel : La France de François Ier était une France souvent en guerre, déchirée la plupart du temps et cependant étourdissante. C’est une époque qui m’intéresse parce qu’elle est à cheval entre deux mondes, entre le Moyen Âge et la Renaissance…. Cela dit ce n’est pas moi qui suis allée vers cette période, ce sont mes recherches autour de la forteresse et des Chazeron qui m’y ont conduite.

Est-ce que les femmes n’étaient finalement pas plus puissantes et plus libres dans Le Lit d’Aliénor, qui se déroulait quatre siècles plus tôt ?

Mireille Calmel : La situation des femmes dans son ensemble, je ne sais pas. Mais je suis persuadée que certaines femmes ont toujours eu du pouvoir, quel que soit le siècle, quelle que soit l’humeur des hommes. Ce qu’elles ne disaient pas en pleine lumière, elles le faisaient passer dans l’ombre, et à ce titre, elles possédaient bien plus de pouvoir qu’on se le figure aujourd’hui. Quant à la liberté, les mœurs à la cour du roi François Ier étaient aussi frivoles, peut-être même davantage qu’au temps de Louis VII le Pieux. Et à la campagne rien n’avait changé en quatre siècles…

Vos héroïnes, Isabeau et sa sœur Albérie, qui ont connu de grandes souffrances, sont à la fois tendres et endurcies, plus graves que votre Loanna du Lit d’Aliénor. Qu’éprouvez-vous envers elles ?

Mireille Calmel : Beaucoup de respect. Et d’admiration. Petites sœurs des ténèbres offertes au bonheur du clan, quitte à se sacrifier pour mieux renaître. Je me sens des leurs.

Et vos héros masculins, par exemple Huc de la Faye, se surpassent dans l’amour pour ces femmes de caractère…

Mireille Calmel : Huc de la Faye est un personnage exceptionnel. Peu d’hommes auraient accepté les sacrifices qu’il a consentis pour la femme qu’il aime, dans le respect de sa différence, en l’aidant ainsi à trouver en elle la force d’avancer. Je trouve que, dans son amour dévoué, cet homme n’est ni faible ni mièvre. Encore moins vassal. Pour moi c’est un bel être humain…

L’alchimie est le fil conducteur du roman. Est-ce une de vos passions anciennes ou l’avez-vous découverte grâce à ce roman ?

Mireille Calmel : Ah, la pierre philosophale et son mystère… Ce n’était pas une nouveauté pour moi, j’ai lu beaucoup sur l’alchimie, longtemps. Mais je ne l’ai pas intégrée par hasard. Un des personnages « historiques » du livre, le médecin Paracelse, qui éprouve une grande passion pour une des héroïnes, faisait souvent référence à l’alchimie dans son approche de la médecine, Nostradamus aussi. L’époque était propice aux arts divinatoires, et les sociétés secrètes, autant que les alchimistes y étaient florissants.
Ce qui est intéressant ce n’est pas l’alchimie en elle-même avec cette notion de richesse et de pouvoir liés à la vie éternelle. C’est de savoir vers quel but elle peut tendre. Qu’attend-on de cette découverte de la pierre philosophale ? Les personnages de ce livre vivent tous avec cette question au cœur. La transmutation est-elle la clef du bonheur ? Tous ont acquis une réponse, chacun à leur manière, en se trouvant eux-mêmes et en apprenant à s’aimer.

Enfin, qu’aimeriez-vous que vos lecteurs pensent de ce nouveau roman ?

Mireille Calmel : J’espère qu’ils auront envie de prendre ce livre, de pleurer ou de rire, de le relire, et qu’ils le refermeront chaque fois en se disant : quelle belle histoire !

LA PRESSE EN PARLE :

« La nouvelle reine du roman historique. On se laisse emporter par les destinées de ces femmes tour à tour faibles et fortes, on rêve avec elles, on vibre, on aime. » Le Parisien – Aujourd’hui

« Une saga entre histoire et fantastique, pleine de fureurs, d’amour et de vengeance. Un tourbillon d’événements historiques et de légendes oubliées. » Métronews

« Mireille Calmel a un incontestable talent, le geste sûr du bon joueur d’échec qui sait cinq coups à l’avance où il posera son pion. C’est la Mary Higgins Clark de la Renaissance, sans les grosses ficelles. (…) C’est la vieille Europe avec ses peurs ancestrales qui la taraudent. » La Provence

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