ALIENOR TOME 1 : LE REGNE DES LIONS

Le règne des Lions

LE ROMAN :

1154.

Divorcée de Louis, ce roi de France dévot qui n’avait pas su l’aimer, Aliénor d’Aquitaine fait son entrée dans la cité de Londres au côté de son nouvel époux, Henri Plantagenêt. Les acclamations de joie fusent dans le pays tout entier pour cette reine ensorcelante. Incroyablement belle, raffinée, Aliénor envoûte tous ceux qu’elle croise, hommes comme femmes.
Désormais, c’est un empire à sa mesure qu’elle entend diriger ! Et elle possède pour cela le caractère impétueux qui fait d’elle à la fois la muse des troubadours et une guerrière redoutée. Nul ne s’y trompe. Ni ses ennemis d’hier ni ceux d’aujourd’hui, vils et sans scrupule, prêts à tout pour rompre cette alliance.
Cette histoire est aussi celle de la mystérieuse Loanna de Grimwald, descendante de la lignée des grandes prêtresses d’Avalon, placée, hier, par son ancêtre Merlin auprès d’Aliénor, et toujours à ses côtés pour l’aider à triompher.

Dans le tourbillon des cours d’amour, le tumulte des champs de bataille, le secret des ambitions les plus sordides, ou l’éclat de sa vengeance, Aliénor d’Aquitaine va forger sa légende face à l’adversité.

        Dix ans après le fabuleux succès du Lit d’Aliénor, Mireille Calmel nous livre la suite, donnant vie à une Aliénor insoupçonnée dans une saga qui mêle Histoire de France et légendes arthuriennes. On retient son souffle…

INTERVIEW DE L’AUTEUR :

Il y a 10 ans, le Lit d’Aliénor a été un formidable succès. Vous avez entre temps écrit d’autres livres. Comment l’univers d’Aliénor s’est-il à nouveau imposé à vous ?

Mireille Calmel : Comme une évidence. Cela faisait longtemps que je trainais un sentiment d’inachevé. Pourtant je ne voulais pas sacrifier à la pression de mes lecteurs qui espéraient la suite. Pas envie non plus de donner l’impression de faire du « commercial ». Ça peut sembler stupide mais j’ai toujours écrit les livres dont j’avais besoin quand j’en avais besoin et Aliénor et Loanna de Grimwald me hantaient de nouveau.

Est-ce que l’écriture d’ Aliénor a été souffrance ou bonheur ?

Mireille Calmel : Bonheur et souffrance, au rythme de celles d’Aliénor et de sa dame de compagnie. Jamais livre ne m’a autant inspiré sinon Le lit d’Aliénor. J’ai retrouvé les mêmes sensations, la même puissance dans les images, comme si chacune d’elles vibraient en moi d’une manière particulière, comme si je les avais déjà vécues.

Nous avions quitté Aliénor reine de France et malheureuse, nous la retrouvons resplendissante, sacrée reine d’Angleterre et amoureuse… Avec toujours à ses côtés la mystérieuse Loanna de Grimwald. Que s’est-il passé ?

Mireille Calmel : Aliénor a divorcé du roi de France. Oui je sais, cela peut sembler très moderne comme terme pour une femme qui a vécu au XIIème siècle. Et pourtant c’est exactement ainsi que ça s’est passé. Elle en a eu assez, assez d’un roi qui ne la touchait pas sans se punir, assez d’être empêchée de gouverner. Alors elle s’est choisi un époux à sa mesure, Henri Plantagenêt, un nouveau roi qui rêvait d’un empire à conquérir. Un empire digne des légendes du roi Arthur qui courraient alors. Et elle l’a trouvé. Avec l’aide de Loanna de Grimwald, la descendante de la lignée des grandes prêtresses d’Avalon dont l’ombre a toujours bercée l’Angleterre.

Le Chant des sorcières, la Reine de Lumière nous dépeignent des personnages hauts en couleur et surtout des personnalités de femmes hors du commun. Aliénor est d’une étonnante modernité : remariée, amoureuse, passionnée, ambitieuse, mère épanouie, femme bafouée… Elle semble avoir mille visages, et plusieurs vies en une, comme tant de femmes de notre époque ?

Mireille Calmel : Toutes celles qui rêvent d’accéder aux plus hautes instances de ce pays pourraient s’inspirer d’elle croyez moi ! Elle a initié une plus grande équité entre le peuple et ses dirigeants, rabaissant le droit des puissants pour leur imposer des devoirs, favorisant les corporations, le développement et la modernisation des villes, des paroisses, elle a développé l’art sous toutes ses formes, louant les troubadours, renouant avec l’esprit de la chevalerie. Elle a dirigé un empire mais plus que tout, elle a vécu. Sans jamais baisser les bras, sans jamais renoncer à croire que l’amour doit guider la main comme la raison doit guider la tête. Elle est un exceptionnel exemple.

Histoire et légendes arthuriennes s’entremêlent dans votre roman. Comment travaillez-vous ? Comment parvenez-vous à insérer la petite histoire dans la grande ?

Mireille Calmel : Parce que l’une n’existe pas sans l’autre. Sous le règne anglais d’Aliénor sont nés l’Historia Regum Britanaë» et la vita Merlini (les prophéties de Merlin) de Geoffroy de Monmouth, mais aussi tous les cycles arthuriens. Les chroniqueurs d’Henri Plantagenêt affirment qu’il a découvert le tombeau d’Arthur à Glastonbury, qu’il s’est emparé d’Excalibur et que son fils Richard a guerroyé avec avant de l’offrir au roi de Sicile. Vous rêvez de légende ? C’était leur réalité.

Votre langue est d’une grande modernité et vous réussissez à traduire l’esprit du Moyen Âge. Comment travaillez-vous ?

Mireille Calmel : D’instinct. J’ai toujours travaillé d’instinct. Face à ces images, ces sentiments qui me transpercent avant que d’être de papier. C’est totalement irrationnel.

Vous avez fait le choix du roman historique. Quel regard singulier permet-il de porter sur notre monde ?

Mireille Calmel : Qui oublie le passé est condamné à le revivre dit-on… Je ne veux pas oublier. Aliénor a essayé de bâtir un monde de justice, d’équité, d’équilibre. Tant qu’elle a gouverné il a perduré… J’espère seulement que mes livres permettent à beaucoup de mes lecteurs de rêver que ce monde perdu peut encore exister. De là à le croire assez pour le réinventer…

Qu’est ce qui vous attire dans cette période ?

Mireille Calmel : Ce ne sont pas les périodes qui m’attirent, ce sont les êtres qui les ont vécues. Et Loanna de Grimwald comme Aliénor d’Aquitaine sont de celles qu’on ne peut oublier.

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